Chefferie Bamoun du Benelux
Les armoiries bamoun : la double cloche dans l'anneau du serpent à deux têtes, enjambée par l'araignée mygale
Royaume bamounCameroun
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Chefferie Bamoun du Benelux

« Mun gbu mun ya » — l'homme est le soutien de l'homme.

Depuis 1394, le Royaume bamoun transmet une langue, une écriture, un art et une manière de délibérer. Nous en perpétuons les us et coutumes ici, entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, et nous accueillons toute personne descendant d'un ascendant bamoun.

Shümom · l'écriture du Royaume

a · ka · u · ku

Les quatre premiers signes du shümom, l'écriture que le Mfon Ibrahim Njoya créa pour les siens, lui ont donné son nom. Quatre-vingts signes, une syllabe chacun, arrêtés dans leur forme aboutie en 1918.

« Mun gbu mun ya »— l'homme est le soutien de l'homme.

Shümom, signe par signe : mu·m · kpa·u · mu·m · ya. Le son « gb » n'existe pas parmi les quatre-vingts signes : il est rendu ici par le signe kpa. Transcription à confirmer par un lettré du shümom.

Le Mfon des Bamoun · La Porte des Tranchées

Les armoiries

Trois figures, trois vertus

Les armoiries du peuple bamoun ne sont pas décoratives : chacune énonce une qualité que le Royaume attend des siens. Touchez une figure pour lire ce qu'elle dit.

Six siècles

Du fondateur Nchare Yen au vingtième Mfon

Une dynastie ininterrompue, établie à Foumban dans l'actuelle Région de l'Ouest du Cameroun. Choisissez une date.

La dynastie

Les vingt Mfon

Vingt souverains se sont succédé sans rupture depuis 1394. Une seule femme y figure : la reine Ngoungoure, quinzième du nom, dont la tradition dit que le règne ne dura que trente minutes. Les seize premiers règnes nous viennent de la tradition orale : leurs dates sont des estimations, et les graphies des noms varient selon les sources.

Foumban · Palais royal, élevé à partir de 1917

Le palais

La maison où se garde la mémoire

Édifié à partir de 1917 sous le règne d'Ibrahim Njoya, le Palais des rois bamoun domine Foumban depuis plus d'un siècle. Il demeure la résidence du Mfon et le siège du Royaume.

Il fut longtemps aussi le musée : dès les années 1920, Njoya réserva une partie du bâtiment aux objets des règnes. Les salles étaient devenues trop étroites. Les collections ont quitté le palais et sont aujourd'hui présentées dans un musée neuf, entièrement consacré aux rois et à leurs artefacts, inauguré le 13 avril 2024.

Le nouveau bâtiment a la forme des armoiries : un corps périphérique en serpent à deux têtes, une araignée au centre, et un volume circulaire en double cloche à l'entrée. Le Mgbètnja, cimetière royal, est resté dans l'enceinte du palais.

Chaque objet de régalia conservé par notre chefferie en Belgique est inscrit à un inventaire distinct et demeure, dans nos statuts, inaliénable.

Le palais

Une maison en dur, contre le feu

Les demeures royales de Foumban étaient de bambou et de paille, et le feu les reprenait régulièrement. De retour d'un voyage à Buea, où il avait vu la résidence du gouverneur allemand von Puttkamer, le Mfon Ibrahim Njoya décida d'élever un palais qui ne brûlerait pas. Il en dessina lui-même les plans, et le chantier s'ouvrit en 1917.

Le bâtiment est quadrangulaire, à étages, avec trois pavillons : celui du centre mène à la salle du trône, les deux autres abritent une salle de jugement et une salle d'attente. L'architecture ne se réduit pas à son modèle allemand — les historiens y lisent aussi l'architecture islamique du Nord-Cameroun et du Nigeria, et la tradition bâtie bamoun.

Le palais n'est pas un monument mort. Il demeure la résidence du Mfon et le siège du Royaume : le vingtième souverain, Nabil Mforifoum Mbombo Njoya, y vit depuis son intronisation en 2021.

Une précision. On lit souvent que le palais serait inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est inexact : il ne figure ni sur la liste du patrimoine mondial, ni sur la liste indicative du Cameroun. L'UNESCO a financé une campagne de restauration à partir de 1980, ce qui n'est pas un classement. Ce qui est bien inscrit par l'UNESCO, en 2023, c'est le Nguon, au patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Le musée

Un musée en deux temps

Le musée des rois n'est pas né en 2024. Il est né dans le palais, un siècle plus tôt, et il en est sorti parce qu'il n'y tenait plus.

Dès les années 1920, le palais à peine achevé, Ibrahim Njoya réserve une partie du bâtiment aux objets des règnes. C'est l'un des plus anciens musées d'Afrique subsaharienne, et il tient à un principe ancien : à la fin de chaque règne, les objets symboliques du souverain étaient rassemblés et conservés, dans la maison dite Ndagu. Six siècles de cette pratique ont fait la collection.

Sous le dix-neuvième sultan, Ibrahim Mbombo Njoya (1992-2021), le musée est structuré et s'accroît jusqu'à dépasser trois mille pièces. Les salles du palais deviennent trop étroites : on n'y montre plus qu'une fraction de ce qui est conservé. C'est lui qui lance, en 2013, le chantier d'un bâtiment neuf. Les collections quittent le palais autour de 2020.

13 avril 2024

Le musée des rois

Depuis avril 2024, les objets des vingt règnes ne sont plus au palais. Ils sont présentés dans un bâtiment neuf, entièrement consacré aux rois et à leurs artefacts — et qui a la forme des armoiries.

Le musée des rois bamoun vu du ciel : le plan reprend les armoiries, le serpent à deux têtes en périphérie et l'araignée au centre
Foumban · Vu du ciel, le plan du musée est celui des armoiries
Le musée des rois bamoun à Foumban, en forme de serpent à deux têtes surmonté de l'araignée
Foumban · Le musée des rois, inauguré le 13 avril 2024

Un bâtiment qui est le blason

Le nouveau musée ne porte pas les armoiries sur sa façade : il en a la forme. Vu du ciel, le plan est celui du blason bamoun, et chaque figure est un volume que l'on traverse.

Le serpentLe corps périphérique, sur deux niveaux : c'est l'enveloppe du musée, celle qu'on longe.
L'araignéeLe bâtiment central, sur quatre niveaux, coiffé d'une carapace métallique. C'est le cœur des collections.
La double clocheUn volume circulaire à l'entrée, qui dit le patriotisme et l'unité — le premier seuil du visiteur.

Le chantier a duré onze ans. Il fut conduit par l'architecte Issofou Mbouombouo, natif de Foumban, choisi par le sultan. Ibrahim Mbombo Njoya, qui l'avait lancé, est mort en 2021 sans le voir achevé : c'est son fils, le vingtième Mfon, qui a inauguré le musée le 13 avril 2024, en présence du ministre des Arts et de la Culture représentant le président de la République.

5 000 m²
Surface, selon l'AFP
4
Niveaux au centre
11
Années de chantier

Les collections

Ce que l'on y voit

Entre dix mille et douze mille cinq cents pièces selon les sources, réparties dans une douzaine d'espaces organisés règne par règne : on traverse six siècles dans l'ordre où ils se sont produits.

Les trônes

Sièges royaux entièrement recouverts de perles de couleur, chacun attaché à un règne.

Masques et statuaire

Masques de danse des sociétés, statuettes, objets sacrés de la société Mutngu.

Les armes

Boucliers, lances, fusils : de quoi lire, objet par objet, l'histoire militaire du Royaume.

Les instruments

Tambours, gongs, xylophones, pipes — ce qui faisait la voix des cérémonies.

Parures et étoffes

Coiffes royales, robes, textiles brodés, bijoux, objets de la vie du palais.

Njoya

Ses manuscrits en shümom, ses dessins, ses cartes — et sa machine à moudre le maïs, que citent presque tous les visiteurs.

Ce qui manque. Une partie du patrimoine bamoun n'est pas à Foumban : elle a été emportée à l'époque coloniale et se trouve aujourd'hui dans des collections européennes. Le musée est aussi, pour cette raison, un argument dans le débat sur les restitutions.

Le Mgbètnja

Le cimetière des rois

Le Mgbètnja est resté où il a toujours été : dans l'enceinte du palais. Les rois y sont inhumés selon un protocole coutumier strict, aujourd'hui articulé avec les usages musulmans, où ce sont les notables qui portent la dépouille jusqu'à la tombe.

Visiter

Avant de partir

Le musée est ouvert au public tous les jours. Les horaires publiés varient d'une source à l'autre — autour de huit ou neuf heures à dix-huit heures — et le droit d'entrée est le plus souvent indiqué à deux mille francs CFA. Aucune de ces informations ne vient d'une source officielle : renseignez-vous auprès du musée avant de vous déplacer.

Le palais et le musée sont deux visites distinctes, à quelques pas l'une de l'autre.

Sources

D'où viennent ces informations

Cette page ne rapporte que ce que nous avons pu recouper. Là où les sources divergent — la surface du musée, le nombre d'objets, l'année d'achèvement du palais — nous l'avons dit plutôt que de trancher.

Patrimoine immatériel de l'humanité

Le Nguon, ou le roi qui rend des comptes

Six fois séculaire, le Nguon réunit le peuple autour du Mfon. Le souverain y répond publiquement de sa gouvernance, écoute les griefs, puis est réinvesti. Une institution de reddition de comptes antérieure de plusieurs siècles à celles que l'Europe s'est données.

Le Nguon, inscrit par l'UNESCO en 2023

« Rituels de gouvernance et expressions associées dans la communauté bamoun » — emblème officiel du Nguon, porté par le Royaume bamoun et ses organisateurs.

Notre assemblée

Le Nguon du Benelux

ꛕꚢꚧꚳ BENELUX

« Nguon du Benelux » en shümom, l'écriture du Mfon Njoya : ngu · o · m, puis mben · ntee · lu · ku. Les quatre-vingts signes n'ont pas d'équivalent exact pour « Benelux » : le nom est transcrit syllabe par syllabe, au plus près, comme le logo officiel du Nguon écrit « Nguon » sous son nom latin. Transcription à confirmer par un lettré du shümom. En page d’accueil, la date est écrite avec les chiffres du shümom : 24 / 10 / 2026.

Ce que Foumban tient depuis six siècles, nous le tiendrons ici. Le Chef et ses adjoints rendront compte de l'année, chacun pourra les interpeller et être entendu, et la journée s'achèvera en fête. Ce n'est pas une fête à laquelle on ajoute une réunion : c'est une reddition de comptes à laquelle on ajoute une fête.

24 Octobre 2026

Samedi 24 octobre 2026 — de onze heures jusqu'au petit matin.

Le premier Nguon se tiendra en Région de Bruxelles-Capitale, où la Chefferie a son siège. Les suivants tourneront entre les trois pays. Le lieu précis sera annoncé ici et envoyé avec la convocation.

Le Nguon se célèbre tous les deux ans, en alternance avec la fête de la communauté.

La journée se tient en deux temps : l'après-midi, puis la soirée, qui se prolonge jusqu'au petit matin.

11h00→ 12h30

L'arrivée des convives

Accueil progressif des invités, inscription au Rôle, orientation vers la grande salle et installation.

12h30

L'arrivée de la chefferie

Accueil officiel de la chefferie et accompagnement vers l'espace qui lui est réservé.

13h00

Le discours de lancement

Le discours d'ouverture lance le Nguon : quinze à trente minutes.

13h30

La visite des stands

Parcours guidé des stands, échanges avec les exposants et découverte des activités.

14h00→ 15h00

L'exposé

La présentation principale du thème, suivie d'un temps de questions.

15h00→ 16h00

La festivité de la première partie

Un moment convivial et festif, avec animation, avant la pause.

16h00

La fin de la première partie

Clôture de la première séquence ; la salle est remise en ordre pour la soirée.

19h00→ 20h30

L'installation des invités

Accueil du public de la soirée, installation et dernières vérifications.

20h30

L'arrivée du Chef

Accueil officiel du Chef pour la soirée.

21h00

Le discours du président

Le président du CTO prend la parole une quinzaine de minutes, avant la partie festive.

21h15

L'ouverture des festivités

La soirée s'ouvre par une danse traditionnelle, le kpalum.

21h30

Le royaume et le Nguon

Présentation du Royaume bamoun et du sens du Nguon.

22h00

Les autres rythmes bamoun

La musique repart avec d'autres rythmes traditionnels du pays.

22h15

La remise des distinctions

Les distinctions sont remises, dans l'ordre arrêté à l'avance.

22h30→ 23h30

Le buffet et le service protocolaire

Le buffet est ouvert une heure durant ; un artiste peut intervenir pendant le service.

23h30→ 05h00

La soirée

Danses traditionnelles, artiste invité, puis le DJ jusqu'à la fin de la nuit.

Faites-vous connaître pour recevoir la convocation : elle part quinze jours au moins avant la séance, avec l'ordre du jour et la charte. Toute proposition d'ajout à l'ordre du jour doit parvenir au Chef au plus tard huit jours avant.

Shüpamem & shümom

Une langue, et une écriture inventée pour elle

Le shüpamem est la langue commune du pays bamoun. Vers la fin du XIXᵉ siècle, le Mfon Njoya conçut pour la noter une écriture propre, le shümom, dite « a-ka-u-ku » : environ cinq cents signes d'abord, ramenés à quatre-vingts caractères en 1918, enseignés dans des dizaines d'écoles du Royaume. Voici quelques mots que vous entendrez à nos assises.

A-ka-u-ku

Les quatre-vingts signes du shümom

Voici l'écriture elle-même, dans sa forme aboutie de 1918. Chaque signe note une syllabe, et les quatre premiers — a, ka, u, ku — ont donné son nom à l'ensemble. Elle s'écrit de gauche à droite, comme le français.

Les signes s'affichent grâce à la police Noto Sans Bamum. Si votre appareil ne la charge pas, des rectangles apparaîtront à leur place : l'écriture est encodée dans le standard Unicode depuis 2009, mais peu de polices la couvrent encore.

Ici

La chefferie en terre d'accueil

Maison du Royaume bamoun dans le Benelux — chefferie coutumière ayant, pour le droit belge, la forme d'une ASBL, siège en Région de Bruxelles-Capitale, active en Belgique, aux Pays-Bas et au Grand-Duché de Luxembourg. Elle ne revendique aucune souveraineté : son autorité est morale, culturelle et librement consentie.

Un pont entre quatre pays

Le Royaume bamoun est au Cameroun ; ses fils et ses filles vivent en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg. La Chefferie est le fil qui relie les quatre.

Le drapeau camerounais relié par les armoiries aux drapeaux belge, néerlandais et luxembourgeois Cameroun Royaume bamoun Belgique Pays-Bas Luxembourg

Le Chef et ses adjoints

Le Chef de la Chefferie Bamoun du Benelux est le représentant du Mfon : il est nommé par le Roi lui-même. Sept adjoints — quatre hommes et trois femmes — l'entourent, nommés dans les mêmes formes. Ils sont en fonction.

Le registre

Ouvert en permanence. Toute personne de sang bamoun domiciliée dans le Benelux s'y inscrit de plein droit, sans agrément ni parrainage.

Le lien avec Foumban

Le Mfon est l'autorité morale de la chefferie. Le Chef lui transmet chaque année le rapport de la communauté du Benelux.

Le Nguon du Benelux

Assemblée coutumière annuelle où chacun peut interpeller les responsables. La parole y est libre, comme à Foumban.

Solidarité

Dix euros par mois, gratuits pour les étudiants et les personnes sans emploi. Ils alimentent le fonds d'entraide : naissances, mariages, maladies, deuils, rapatriements.

Langue et jeunesse

Cours de shüpamem et d'écriture shümom, activités pour les enfants, transmission des généalogies et des récits.

Arts et artisanat

Bronziers, sculpteurs, tisserands, brodeurs, perliers : expositions, ateliers et foires portant les corporations de Foumban.

L'agenda

Quand nous nous retrouvons

Trois rendez-vous structurent l'année. Les dates précises sont arrêtées par le Chef et son collège, puis publiées ici et envoyées aux membres inscrits.

Annuel

Le Nguon du Benelux

Le premier se tiendra le samedi 24 octobre 2026, en Région de Bruxelles-Capitale. Le Chef et ses adjoints y rendent compte, chacun peut les interpeller, et la fête se prolonge jusqu'au petit matin.

Annuel

Le Nguon du Benelux

Le Chef et son collège rendent compte de l'année écoulée, chacun peut les interpeller, puis l'on approuve les comptes et le budget — dans les six mois de la clôture, comme l'exige la loi belge.

Trimestriel

Les rencontres de quartier

Une réunion par trimestre, à tour de rôle en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg : nouvelles des familles, cours de langue pour les enfants, et le repas.

Les dates de la prochaine saison seront affichées ici. En attendant, faites-vous connaître : c'est ainsi que vous recevrez les convocations.

Cotisation et sponsoring

Dix euros par mois, et personne n'est laissé de côté

La cotisation alimente le fonds d'entraide : naissances, mariages, maladies, deuils, rapatriements. Les étudiants et les personnes sans emploi en sont exonérés de droit, sur simple déclaration, sans rien perdre de leurs droits.

Par ordre permanent — la voie recommandée

10 €Par mois
120 €Par an

Un ordre permanent depuis votre banque : aucun frais, rien à refaire chaque mois, et la chefferie n'a pas à vous relancer.

  1. Dans votre application bancaire, choisissez « ordre permanent » ou « virement périodique ».
  2. Bénéficiaire : Chefferie Bamoun du Benelux ASBL, avec l'IBAN ci-dessus.
  3. Montant : 10 € par mois, ou 120 € une fois par an.
  4. Communication : votre nom, votre prénom et votre ville. C'est ce qui permet au trésorier de vous inscrire comme étant à jour.

Sponsoriser

Soutenir la Chefferie par un don ponctuel : une activité, une fête, les cours de langue, ou simplement l'année qui vient. Sans engagement et sans ordre permanent.

Le lien de paiement sera activé dès l'ouverture du compte de l'association.

Vous êtes étudiant, sans emploi ou sans ressources ? Écrivez simplement au trésorier : l'exonération est de droit, sans enquête ni justificatif, et vous gardez votre voix au Nguon.

Le fonds d'entraide

Ce que la caisse couvre

La cotisation ne sert pas à faire fonctionner un bureau : elle sert aux moments où l'on ne devrait pas être seul. Voici ce que la communauté prend en charge, et comment on le demande.

Naissance

Une visite à la famille et un présent de la communauté à l'enfant.

Mariage

La chefferie s'associe à la cérémonie et y porte la parole des siens.

Maladie

Visite à l'hôpital ou au domicile, et aide ponctuelle si la situation le demande.

Deuil

Participation aux frais et, si la famille le souhaite, contribution au rapatriement du corps au pays.

Coup dur

Perte d'emploi, expulsion, accident : une aide d'urgence, décidée par le Chef et le trésorier.

Comment demander

En écrivant au Chef ou à l'un de ses adjoints. La demande n'est jamais rendue publique, et l'aide n'est pas subordonnée au fait d'être à jour de cotisation.

Questions

Ce qu'on nous demande le plus souvent

Les réponses ci-dessous suivent la charte de la Chefferie. Si votre question n'y figure pas, écrivez-nous : nous ajouterons la réponse ici.

Qui est membre ?

Toute personne descendant d'au moins un ascendant bamoun, quel que soit le degré, et domiciliée en Belgique, aux Pays-Bas ou au Luxembourg. Un seul arrière-grand-parent suffit, et le pourcentage ne se calcule pas. La Chefferie ne confère pas cette qualité : elle la constate.

Faut-il être parrainé pour s'inscrire ?

On entre au registre par une rencontre : un ou deux membres déjà inscrits vous reçoivent, reconnaissent votre descendance et vous inscrivent eux-mêmes. Mais nul ne peut être écarté faute de témoin. Si vous venez d'arriver et ne connaissez encore personne, écrivez au Chef : il vous reçoit et pourvoit lui-même à votre présentation.

Peut-on être exclu ? Peut-on démissionner ?

La Chefferie ne prononce pas d'exclusion : le sang bamoun ne se retire pas de celui qui le porte. Vous pouvez en revanche demander à tout moment que votre inscription au registre soit effacée, et cela sans avoir à vous en expliquer. Cela met fin à l'inscription, pas à l'appartenance.

Combien coûte la cotisation, et si je ne peux pas payer ?

Dix euros par mois, ou cent vingt euros par an. Les étudiants et les personnes sans emploi en sont exonérés de droit, sur simple déclaration, sans enquête ni justificatif, et sans rien perdre de leurs droits — ni la voix au Nguon, ni l'accès au fonds d'entraide. Ceux dont les revenus le permettent sont invités à verser davantage.

Je n'habite pas le Benelux. Puis-je m'inscrire ?

Le registre est réservé aux personnes domiciliées en Belgique, aux Pays-Bas ou au Grand-Duché de Luxembourg — c'est le champ d'action que la charte assigne à la Chefferie. Écrivez-nous tout de même : nous vous orienterons vers la chefferie ou l'association bamoun de votre pays, et vous restez naturellement le bienvenu à nos assises.

Peut-on lire les statuts ?

Oui. Ils vous sont adressés sur simple demande, avant même toute inscription, et ils seront déposés sur ce site dès la publication de la Chefferie au Moniteur belge. C'est le texte qui fait foi pour tout ce qui figure sur cette page.

Qu'advient-il de mes données ?

Le registre conserve votre nom, votre pays, votre ville, vos coordonnées si vous les donnez, et votre déclaration de descendance bamoun. Cette dernière révèle une origine ethnique : c'est une donnée sensible au sens de l'article 9 du RGPD, et son enregistrement repose sur votre consentement explicite, que vous cochez au moment de l'inscription et que vous pouvez retirer à tout moment. Ces données servent uniquement à tenir le registre des membres et à vous convoquer ; elles ne sont ni vendues, ni transmises à des tiers. Vous pouvez demander à les consulter, les corriger ou les effacer en écrivant à la chefferie, et saisir l'Autorité de protection des données, rue de la Presse 35 à 1000 Bruxelles, si vous estimez vos droits méconnus.

Se faire connaître

On entre au registre par une rencontre

Toute personne descendant d'au moins un ascendant bamoun — quel qu'en soit le degré — et domiciliée en Belgique, aux Pays-Bas ou au Luxembourg est membre de plein droit. Cette qualité ne se perd jamais : le sang bamoun ne se retire pas.

On n'entre pas au registre par un formulaire anonyme, mais par une rencontre. Faites-vous connaître d'un ou deux membres déjà inscrits : ils vous reçoivent, reconnaissent votre descendance, et vous inscrivent eux-mêmes. Ce sont eux qui remplissent la fiche ci-dessous, avec vous.

Les témoins

Un membre déjà inscrit suffit ; deux valent mieux. Le numéro de membre, s'il est connu, permet au trésorier de vérifier tout de suite.

Vos coordonnées ne sont pas nécessaires pour vous faire connaître : le nom et le pays suffisent. Rien n'est enregistré sur ce site — votre demande part directement vers la Chefferie par votre propre messagerie, ou se copie pour être envoyée comme vous le souhaitez.